The Weekend Magazine

by Tomeci Press Publications

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Ceramic ashtray with cigarette coffee and sunglasses

La promesse était claire : à partir du 1er janvier 2027, ni cigarettes ni vapotage sur les terrasses des cafés et des restaurants. Maintenant, les plans ont changé. Le Conseil d’État a appelé à des modifications législatives et le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, a confirmé le report. Une décision qui divise la Belgique entre la santé publique, les taxes et le droit à une simple pause fumeur en plein air.

(personnel : Belgique / Santé et société)


Il n’a fallu qu’une seule phrase dans un accord de coalition de près de 200 pages pour déclencher un véritable bouleversement dans le secteur de l’horeca en Belgique. Après plus d’une décennie depuis que le tabagisme a été interdit dans les restaurants et les cafés, le gouvernement fédéral a décidé d’aller de l’avant : l’interdiction allait également s’appliquer aux terrasses et les fumoirs spéciaux devaient complètement disparaître.

Le vice-Premier ministre et ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, a fermement soutenu cette mesure, annonçant il y a plus d’un an que la loi entrerait en vigueur le 1er janvier 2027. Mais ici, la réalité bureaucratique est intervenue et les plans ont été bouleversés.

Un report dû à des « formalités administratives »

La nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre pour les partisans de la mesure : l’interdiction a été reportée. La confirmation est venue du cabinet du ministre Vandenbroucke. La raison n’est pas une retraite politique face aux protestations, mais un obstacle législatif.

“Le Conseil d’État nous a demandé d’ajuster certaines mesures, et nous y travaillons”, ont expliqué les représentants du ministre. Lorsqu’une loi est terminée, le Conseil d’État analyse si le texte est logique et juridiquement correct. Cette fois, l’institution a trouvé des lacunes dans la formulation du texte, ce qui signifie que le gouvernement doit la modifier et la soumettre une fois de plus au vote du Conseil des ministres.

On ne sait pas encore exactement quand la nouvelle interdiction entrera en vigueur. Théoriquement, une fois la loi corrigée, elle peut être appliquée à n’importe quel mois de l’année, pas nécessairement au début de l’année civile. Le ministre a également admis que le secteur Horeca avait besoin de temps pour se préparer, notamment pour installer la signalisation nécessaire.

“Première bataille gagnée” pour l’industrie Horeca

Si ce report est une mauvaise nouvelle pour les pneumologues, pour l’industrie hôtelière, c’est une bouffée d’air frais. Matthias de Caluwe, PDG d’Horeca Vlaanderen, a immédiatement réagi : “Nous sommes toujours contre cette interdiction, et notre combat continue, mais c’est la première bataille que nous gagnons.”

De Caluwe a également soulevé une question pratique que les autorités semblent ignorer : qui est responsable si un client allume une cigarette sur la terrasse ? Le serveur doit-il appeler la police ? “L’interdiction ne fait pas disparaître la cigarette ni le vapotage de l’espace public. Elle déplace simplement le tabagisme de la terrasse vers le trottoir devant le restaurant”, a-t-il soutenu.

Le débat sur la loi : santé contre économie

Les réactions du public, vivement débattues dans l’environnement belge en ligne, révèlent une société divisée. D’une part, il y a un camp non-fumeur qui se plaint de l’inconfort de manger dans la fumée des autres, tandis que d’autres attirent l’attention sur les effets graves du vapotage (vape) sur les asthmatiques.

D’un autre côté, il y a l’argument économique. De nombreux commentateurs ont souligné que l’État belge perçoit des millions d’euros par an sur l’accise et les taxes sur le tabac. “Réjouissez-vous qu’il y ait des fumeurs, sinon vous paieriez encore plus de taxes”, a écrit un utilisateur. D’autres ont soulevé la question de la liberté individuelle : “C’est un espace ouvert. Si vous n’aimez pas la fumée, restez. Si vous voulez du soleil, tolérez-le.”

De plus, certains ont sonné l’alarme sur la direction dans laquelle la société prend : “Un règlement ici, une interdiction là-bas. Bientôt, ils interdiront même de sauter dans la rue sous prétexte que c’est dangereux. Tant que leurs sièges (N.R. des politiciens) sont en sécurité.”

Conclusion

Le report de l’interdiction de fumer sur les terrasses est une preuve évidente qu’en Belgique la lutte entre la santé publique et les libertés individuelles (ou les intérêts économiques) est loin d’être terminée. Le ministre Vandenbroucke n’a pas abandonné le plan, mais la bureaucratie et la pression du secteur de l’hôtellerie ont considérablement ralenti le processus. Jusque-là, les fumeurs belges peuvent déguster un café et une cigarette en plein air, tandis que les législateurs s’occupent des formalités administratives.

Salle de réunion du gouvernement belge avec documents juridiques

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