
Chaque année, le deuxième vendredi du mois d’août, des milliers de randonneurs de toute l’Europe se réunissent dans la petite ville flamande de Bornem pour relever le défi d’endurance le plus difficile : parcourir 100 kilomètres en moins de 24 heures. Malgré les températures élevées, les organisateurs ont maintenu la distance complète.
(Staff: Belgique / Sport & Lifestyle)
Chaque année, le deuxième vendredi du mois d’août, la petite ville flamande de Bornem, située entre Anvers, Bruxelles et Gand, devient l’épicentre d’un défi légendaire : la Dodentocht – la « Marche de la mort ». L’édition 2026, la 57e, a rassemblé environ 13.000 randonneurs sur la ligne de départ, qui se sont élancés vendredi soir à 21h00 pour une course contre la montre de 100 kilomètres .
Qu’est-ce que la Dodentocht?
L’histoire de cet événement a commencé en 1970, lorsque seulement 65 randonneurs d’un club local se sont aventurés sur le parcours . Depuis, l’événement a connu une croissance exponentielle et, depuis 2009, il attire constamment plus de 10.000 participants par an. Cette année, les 13.000 places disponibles ont été épuisées en seulement une heure et demie après l’ouverture des inscriptions en mars .
L’attrait de l’événement dépasse les frontières de la Belgique, attirant des randonneurs des Pays-Bas, de France, d’Allemagne, du Royaume-Uni et même des États-Unis .
La chaleur extrême a mis les participants à l’épreuve
Un défi supplémentaire pour cette édition a été la canicule. Les températures élevées de ces derniers jours ont contraint les organisateurs à consulter la Croix-Rouge, les pompiers, la police et les autorités locales pour décider de la sécurité du parcours . En 2022, en raison de la chaleur, le parcours avait été raccourci à 66,6 kilomètres . Cette fois, il a été décidé de maintenir la distance complète de 100 kilomètres, mais avec des mesures de sécurité supplémentaires. Celles-ci comprenaient des zones ombragées, des points d’eau supplémentaires (tant au départ que tout au long du parcours) et une présence accrue de personnel médical .
Une marche d’endurance, pas une course
La Dodentocht n’est pas une course au sens classique du terme. Les participants disposent de 24 heures pour parcourir les 100 kilomètres, devant franchir la ligne d’arrivée à Bornem au plus tard samedi soir . Le parcours, principalement plat et asphalté, serpente à travers les paysages pittoresques de la région du Klein-Brabant et passe devant des attractions locales telles que la célèbre brasserie Duvel, où les participants peuvent même recevoir une bière gratuite .
Soutien sur le parcours et traditions
Les participants sont soutenus tout au long du parcours par 14 points de contrôle où ils peuvent trouver de la nourriture, du personnel médical et des voiturettes de golf pour récupérer les abandonnaires . Une tradition particulière, qui ajoute une touche spirituelle à l’événement, est la bénédiction des chaussures, qui a lieu la veille de la marche, à l’église abbatiale de Bornem .
Taux d’achèvement et dangers
Bien que le défi soit extrême, entre 60 % et 70 % des participants parviennent à terminer le parcours. Ceux qui atteignent les 100 kilomètres reçoivent une médaille, un pain d’épices et des félicitations . Malgré la préparation, la « fièvre du sommet » ou l’épuisement peuvent entraîner des abandons et, dans de rares cas, même des décès. L’incident le plus connu s’est produit en 2010, lorsqu’un participant expérimenté, qui avait déjà parcouru le parcours à cinq reprises, s’est effondré à 300 mètres de la ligne d’arrivée et est décédé d’un arrêt cardiaque .
Conclusion
La Dodentocht est plus qu’une simple randonnée. C’est un test ultime de volonté et d’endurance physique, une tradition qui unit des milliers de personnes du monde entier et un témoignage de l’esprit communautaire flamand. Cette année, le défi a été encore plus grand en raison de la canicule, mais l’esprit de l’événement reste aussi fort que jamais.







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