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by Tomeci Press Publications

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Conducteur tenant un volant sur une autoroute

Alors que les grands constructeurs automobiles rivalisent pour produire des batteries toujours plus volumineuses et proposer des recharges toujours plus rapides, les ingénieurs japonais de Subaru et Panasonic ont choisi une autre voie. Ils ont développé un pack de batteries 25 % plus léger, avec une densité énergétique annoncée supérieure de 20 % et un potentiel d’accélération de 0 à 100 km/h en moins de quatre secondes. Une approche technique qui pourrait changer la donne dans l’industrie de la voiture électrique.

(Rédaction : Japon & Chine / Automobile & Technologie)


Ces dernières années, le marché de la voiture électrique a largement suivi un principe : plus la batterie est grande, mieux c’est. Les constructeurs chinois ont poussé cette logique à l’extrême, en équipant leurs véhicules de batteries gigantesques et en promettant des centaines de kilomètres d’autonomie. Mais les ingénieurs se heurtent à une contrainte élémentaire de la physique : le poids. Ajouter de la capacité alourdit la voiture, augmente sa consommation et peut nuire à son agilité dans les virages.

Subaru a décidé de remettre en question ce compromis. Avec un prototype testé sur un circuit japonais et dissimulé sous une carrosserie allongée de type Outback, le constructeur nippon a démontré qu’une autre approche était possible.

La grande innovation : 25 % plus léger, 20 % plus dense en énergie

L’élément central du prototype n’est pas sa vitesse, mais sa batterie, développée avec Panasonic, un fournisseur qui fabrique également des cellules pour Tesla. Le pack contient environ 4 000 cellules cylindriques NMC (nickel-manganèse-cobalt), avec une teneur en nickel supérieure à 90 % et une quantité minimale de cobalt.

La véritable avancée réside autant dans la structure que dans la chimie de la batterie. Les ingénieurs ont abandonné les modules classiques et les boîtiers métalliques intermédiaires au profit d’une architecture « cell-to-pack », dans laquelle les cellules sont intégrées directement au pack. Elles sont assemblées à l’aide de résines spéciales et le couvercle de la batterie est intégré au plancher de l’habitacle. Résultat : un pack de 75 kWh, 25 % plus léger et offrant 20 % d’énergie supplémentaire par unité de masse par rapport à la moyenne du secteur. Le Japon ne quitte pas la course : il choisit une autre stratégie.

Des performances de supercar, le poids d’une voiture à essence

Cette réduction importante du poids a permis d’installer une motorisation à deux moteurs. La plateforme associe un moteur électrique de 150 kW à l’avant et un moteur de 230 kW à l’arrière, soit une puissance totale de 380 kW, environ 510 chevaux. Grâce au poids relativement contenu du véhicule, le 0 à 100 km/h serait réalisé en moins de quatre secondes.

Plus important encore, la plateforme complète pèserait environ 100 kilogrammes de moins que la génération actuelle de SUV électriques Subaru. Le véhicule se rapprocherait ainsi du poids d’un Outback classique à essence, un objectif que de nombreux constructeurs peinent encore à atteindre.

L’efficacité, nouvelle arme du Japon

La réduction du poids a un effet direct sur la consommation. Plutôt que de recourir à des batteries gigantesques pour compenser un manque d’efficacité, Subaru a choisi d’optimiser l’ensemble. La consommation moyenne estimée est d’environ 16 kWh/100 km, un chiffre remarquable pour un crossover surélevé à transmission intégrale.

L’autonomie réelle pourrait ainsi progresser sans batteries excessivement volumineuses, coûteuses et lourdes. Cette approche remet en question l’idée selon laquelle seule la capacité de la batterie fait la différence : l’efficacité de la motorisation et la réduction du poids peuvent compter autant qu’un pack de 100 kWh.

Quand ces voitures arriveront-elles sur les routes ?

Malgré ces chiffres prometteurs, plusieurs données restent inconnues. Subaru n’a pas encore communiqué les temps de recharge de 10 à 80 % ni l’autonomie définitive homologuée. Les cellules devraient être produites dans une nouvelle usine Panasonic au Japon, qui vise une capacité de production de 20 GWh d’ici 2030.

Les modèles de série reposant sur cette plateforme indépendante — une première pour Subaru, qui a jusqu’ici étroitement collaboré avec Toyota pour ses voitures électriques — sont attendus dans les concessions à partir de 2029. Aucun prix n’a été annoncé. Les versions les plus puissantes, dépassant 500 chevaux, pourraient selon les observateurs dépasser le seuil actuel de 45 000 dollars des modèles existants.

Conclusion

Subaru montre que l’industrie automobile japonaise n’a pas dit son dernier mot. Dans un marché souvent dominé par les chiffres spectaculaires, le constructeur remet au premier plan un principe essentiel de l’ingénierie : réduire la masse et améliorer l’efficacité. Si cette technologie arrive sur le marché à un prix compétitif d’ici 2029, elle pourrait sérieusement bousculer la position de la Chine dans le secteur électrique. Pour les passionnés de conduite, la perspective d’une voiture électrique aussi légère qu’un modèle à essence et aussi rapide qu’une supercar est particulièrement prometteuse.

Cellules cylindriques assemblées dans un pack de batteries dense

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